Ronan Durandière // La Confluence Maine-Loire : territoire de villégiature

• Jeudi 9 janvier 18h30, à l’Institut municipal d’Angers •

A3A poursuit son cycle de conférences en résonance avec le programme Rives vivantes mené par la ville d’Angers avec Alter dans le cadre du projet Cœur de Maine.

Ronan Durandière, chargé d’études Inventaire du patrimoine à la Conservation départementale du patrimoine de Maine-et-Loire, présentera ses recherches en cours sur la villégiature de la Confluence « Maine-Loire ».

Confluence « Maine-Loire » Située à la périphérie sud-est de la ville d’Angers, de part et d’autre de la Maine et de la Loire, l’aire d’étude « Confluence Maine-Loire » est formée de six communes, Bouchemaine, Béhuard, Denée, Saint-Jean-de-la-Croix, Sainte-Gemmes-sur-Loire et Savennières, couvrant une superficie totale de 7531 ha. Après avoir traversé le Val d’Anjou, la Loire se heurte ici au massif Armoricain, offrant une topographie marquée. La Maine, regroupement de trois affluents (le Loir, la Mayenne et la Sarthe) vient s’y jeter, au nord, à Bouchemaine. L’étude d’Inventaire du patrimoine en cours porte principalement sur la plaisance et la villégiature de ce territoire de « bord de ville », emblématique du Maine-et-Loire et à l’origine de son nom, fortement marqué par le fleuve et ses paysages.

Architecture de plaisance et de villégiature Dès la fin du XVe siècle, le roi René, suivi par son entourage, en avait fait un lieu privilégié pour l’installation de ses résidences de campagne, associant au repos champêtre, les avantages économiques du manoir et de son vignoble. Aux siècles suivants, à l’instar de l’aristocratie laïque et ecclésiastique, la bourgeoisie angevine racheta de nombreuses terres pour y placer un métayer, un vigneron ou un closier. À l’image de la « maison rustique » se superpose dès le XVIIIe siècle et surtout au XIXe siècle celle de la maison de plaisance. Le développement des transports, des bateaux à vapeurs puis surtout du train, amplifieront le phénomène. Les dessins de Jean-Jacques Delusse (1758-1833) traduisent bien, dès les années 1800, le goût nouveau pour le pittoresque et les paysages de Loire et la traque par surprise du « tableau », au détour d’un chemin, d’une allée ou d’un point de vue dominant. Dans le même temps apparaissent les premiers guides à l’intention des promeneurs, des touristes et des voyageurs. Largement inspirés par les écrits de Jean-François Bodin (1766-1829), ils participent parallèlement d’une redécouverte du monument qui, à l’image des églises de Béhuard et de Savennières, deviennent des lieux de visite incontournables en ce début de siècle. Combiné à l’attrait de la Loire et des villages qui la bordent, ces « spots » favoriseront progressivement le développement d’une architecture dite « de villégiature » où la recherche de la vue, afin de jouir du paysage, apparaît comme une constante.

PROCHAINE CONFÉRENCE Jeudi 12 mars 2020 I La Maine, territoire de projet Bruno Letellier, urbaniste et Dominique Letellier-d’Espinose, ingénieure d’études

 

 

 

 


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